Votre ERP annonce 400 palettes, l'entrepôt en compte 372, et personne ne sait où sont passées les 28 autres ?
Vos affrètements sont saisis deux fois, une fois dans l'ERP pour la facturation, une fois dans le fichier partagé pour l'exploitation ?
Vous n'avez pas un problème de rigueur, vous avez un problème de périmètre : aucun éditeur ne couvre correctement les sept maillons de la chaîne, et les trous se bouchent à la main.
Ce guide vous dit à quoi sert chaque brique, où elle s'arrête, et laquelle traite le maillon qui vous coûte le plus cher aujourd'hui.
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Découvrez la checklist des fonctionnalités essentielles d'un TMS !
Rédigée par des experts du transport. Elle se remplit en une réunion et vous évite d'arbitrer sur une plaquette commerciale.
Qu'est-ce qu'un bon logiciel supply chain ?
Un logiciel supply chain, ou logiciel SCM (Supply Chain Management, gestion de la chaîne d'approvisionnement), centralise les données et automatise les flux de marchandises sur toute la chaîne, depuis l'achat des matières premières jusqu'à la livraison au client final. Il se compose de briques spécialisées qui se connectent entre elles.
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Le fonctionnement en 1 minute
Un logiciel supply chain n'est pas un outil unique, mais un ensemble de briques spécialisées connectées entre elles.
Trois horizons cohabitent : la planification (APS, SRM), la transaction (ERP, OMS) et l'exécution (WMS, TMS, WCS).
L'ERP est le socle de données, il ne pilote ni le quai ni la route.
Le WMS s'arrête aux portes de l'entrepôt, le TMS prend le relais dès le chargement.
L'interopérabilité se joue sur deux standards : les messages EDI EDIFACT et les API REST.
Un bon logiciel supply chain est donc celui qui couvre franchement son maillon et qui s'interface proprement avec les autres.
Les suites vendues « end-to-end » recouvrent le plus souvent un socle solide et cinq modules de complaisance : l'éditeur historique de la planification industrielle calcule très bien une charge machine et gère très mal un créneau de quai.
Vous le savez déjà, d'ailleurs.
La vraie cartographie de votre système, c'est ce classeur que tout le monde ouvre le matin, celui qui s'appelle encore PLANNING_V4_FINAL_OK.xlsx et que personne n'ose fermer.
Chaque onglet dedans correspond à une brique qui manque.
Le raisonnement utile consiste à identifier le maillon qui vous coûte le plus cher, puis à choisir l'outil qui le pilote pour de bon.
Quels sont les outils de la supply chain ?
ERP (Enterprise Resource Planning, progiciel de gestion intégré) : centralise achats, ventes, comptabilité, production et stocks dans une base de données unique.
APS (Advanced Planning System, système de planification avancée) : prévoit la demande et planifie la production à capacité finie.
WMS (Warehouse Management System, système de gestion d'entrepôt) : pilote l'adressage, la préparation et l'inventaire à l'intérieur de l'entrepôt.
TMS (Transport Management System, système de gestion du transport) : organise, exécute et facture les transports, de l'ordre à la preuve de livraison.
OMS (Order Management System, système de gestion des commandes) : orchestre les commandes clients sur tous les canaux de vente.
SRM (Supplier Relationship Management, gestion de la relation fournisseurs) : gère les appels d'offres, les contrats et la performance fournisseurs.
WCS (Warehouse Control System, système de contrôle d'entrepôt) : commande les équipements automatisés, convoyeurs, trieurs et robots mobiles.
Tableau récapitulatif des logiciels supply chain
| Brique | Ce qu'elle pilote | Qui l'utilise | Horizon de décision |
|---|---|---|---|
ERP | Données et transactions de l'entreprise | Direction, finance, achats | Permanent |
APS | Prévision de la demande, plan industriel | Planificateurs, demand planners | Semaine à trimestre |
WMS | Adressage, préparation, inventaire | Chefs d'équipe, préparateurs | Jour et heure |
TMS | Plan de transport, exécution, facturation | Exploitants, affréteurs, conducteurs | Jour et heure |
OMS | Commandes clients multicanales | Service client, e-commerce | Temps |
SRM | Fournisseurs, appels d'offres, contrats | Acheteurs | Mois à année |
WCS | Convoyeurs, trieurs, AGV et AMR | Techniciens, maintenance | Seconde |
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L'ERP, le socle de données
L'ERP tient la base unique : articles, tiers, commandes, écritures comptables. Les modules MM (Materials Management) et SD (Sales and Distribution) chez SAP couvrent les achats et l'administration des ventes.
Son calcul de besoins nets, le MRP (Material Requirements Planning), raisonne à capacité infinie : il vous dit qu'il faut produire 8 000 unités mardi, sans vérifier que la ligne n'en sort que 5 000 par jour. C'est la limite qui justifie l'APS.
L'APS, la planification à capacité finie
L'APS intègre les contraintes réelles : capacité machine, effectifs, temps de changement de série, délais fournisseurs. Il porte le processus S&OP (Sales and Operations Planning, plan industriel et commercial) et arbitre entre plusieurs scénarios de charge.
Il ne gère aucune transaction. Le plan qu'il produit redescend dans l'ERP pour devenir des ordres de fabrication.
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Le WMS, l'intérieur de l'entrepôt
Le WMS pilote l'adressage des emplacements, le slotting (placement des références selon leur rotation), les vagues de préparation, le contrôle et l'inventaire tournant. Il travaille en temps réel sur terminaux radiofréquence et repose sur les identifiants GS1, dont le SSCC qui identifie chaque unité logistique palettisée.
Sa frontière est physique : le WMS s'arrête au quai. Il vous dit que la palette est prête sur l'emplacement d'expédition, et il ignore superbement quel camion viendra la prendre, à quelle heure, et s'il est déjà en retard de deux heures sur son créneau.
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Le saviez-vous ? La confusion la plus fréquente porte sur le cross-docking. Le WMS organise l'éclatement de la marchandise sur les quais et l'affectation des colis à chaque destination.
Le TMS décide, lui, du plan de transport qui alimente ces quais et de celui qui repart. Un projet cross-dock qui échoue est presque toujours un projet où l'une des deux briques manque.
Le TMS, l'exécution transport
Le TMS prend le relais dès le chargement. Il couvre la saisie ou l'intégration des ordres de transport, la construction du plan de tournée, l'affectation des conducteurs et des véhicules, la sous-traitance et l'affrètement, le suivi d'exécution, la lettre de voiture électronique (eCMR), le POD (Proof of Delivery, preuve de livraison) et la facturation avec indexation gazole.
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C'est aussi la brique qui décide si vous facturez le 3 ou le 28 du mois, puisqu'une facture part quand le POD est signé et remonté, pas quand la marchandise est livrée. Le guide de la mise en place de l'eCMR détaille les gains de délai constatés sur ce point précis.
Deux marchés distincts se cachent derrière le même acronyme.
Le TMS chargeur sert à acheter et piloter du transport confié à des prestataires. Le TMS transporteur sert à produire le transport avec sa propre flotte et ses affrétés.
Les fonctionnalités attendues ne sont pas les mêmes, et une démonstration faite pour un chargeur ne prouve rien sur la gestion d'un parc.
L'OMS, l'orchestration des commandes
L'OMS unifie les commandes issues du site, des marketplaces et du réseau physique. Il calcule l'ATP (Available to Promise, disponible à la vente) sur un stock consolidé et décide du point d'expédition, entrepôt central ou magasin en ship-from-store.
Sans OMS, chaque canal réserve son propre stock et vous vendez en rupture sur l'un pendant que l'autre dort.
Le SRM, l'amont fournisseurs
Le SRM couvre le sourcing, les appels d'offres, la contractualisation et le suivi de la performance fournisseurs sur des indicateurs comme le taux de service et le respect des délais.
Le WCS, la couche machine
Le WCS pilote les automates : convoyeurs, trieurs, transstockeurs, robots mobiles autonomes. Il reçoit les missions du WMS et les traduit en commandes machine. Il n'existe que dans les entrepôts mécanisés.
Quels sont les 3 flux de la supply chain ?
Trois flux circulent en parallèle, et chaque brique en pilote une partie.
| Flux | Contenu | Briques concernées |
|---|---|---|
Flux physique | Matières, composants, produits finis, retours | WMS, TMS, WCS |
Flux d'information | Commandes, prévisions, statuts, documents | ERP, APS, OMS |
Flux financier | Facturation, paiements, coût de revient | ERP, TMS, SRM |
La plupart des dysfonctionnements viennent d'un décalage entre le flux physique et le flux d'information. La palette est partie du quai à 14 h, le statut ne remonte dans le système qu'à 18 h, et le service client répond au destinataire qu'il ne sait pas.
Quels sont les logiciels utilisés en SCM ?
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Le marché se lit en trois cercles.
Les suites internationales couvrent large et s'adressent aux grands comptes : SAP, Oracle NetSuite, Blue Yonder, DELMIA Quintiq de Dassault Systèmes. Budgets et durées de déploiement à l'échelle d'un projet pluriannuel.
Les éditeurs français spécialisés sont souvent plus pertinents sur un maillon précis : Generix et Hardis Group sur l'entrepôt, AZAP sur la planification, Akanea sur la douane et le transport.
Les solutions d'exécution transport forment un marché à part, avec Dashdoc, Shiptify, Alpega ou Transporeon. Elles se déploient en quelques semaines et se connectent à l'existant plutôt que de le remplacer. Notre comparatif des TMS du marché détaille les périmètres couverts par chacun.
Comment (bien) choisir son logiciel supply chain ?
Deux questions suffisent à cadrer le projet.
Quel maillon vous coûte le plus cher aujourd'hui ? Les ruptures et les surstocks pointent vers l'APS. Les erreurs de préparation et les écarts d'inventaire pointent vers le WMS.
Les retards, les litiges de livraison et les factures bloquées faute de POD pointent vers le TMS, et le budget d'un TMS se compare toujours au coût de ces factures immobilisées.
Quel est votre existant ? Un ERP récent et bien paramétré se complète par une brique d'exécution. Un ERP vieillissant sur lequel s'empilent quinze fichiers Excel demande d'abord un arbitrage sur le socle.
Pour objectiver ce qui tourne encore sous tableur, la boîte à outils Dashdoc réunit les modèles de gestion de flotte, de grille tarifaire et de surcharges gazole les plus souvent bricolés en interne.
Trois critères se vérifient en démonstration plutôt que sur une plaquette :
La profondeur fonctionnelle sur votre métier, testée sur vos propres cas et non sur un jeu de données de démonstration.
La capacité d'intégration, avec des connecteurs documentés et une API publique.
Le délai de déploiement et la charge côté équipes internes, qui font l'essentiel du coût réel d'un projet.
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Le saviez-vous ? Le coût de licence représente rarement plus de 30 % du coût total d'un projet SCM. Le reste part en paramétrage, en reprise de données, en interfaces et en formation.
Un outil moins cher à l'achat mais sans connecteur standard vers votre ERP finit régulièrement plus cher qu'une solution intégrée nativement.
Comment faire dialoguer les briques entre elles ?
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L'interopérabilité repose sur deux standards, souvent utilisés en parallèle.
L'EDI (Electronic Data Interchange, échange de données informatisé) au format EDIFACT structure les échanges récurrents. Quatre messages couvrent l'essentiel des flux logistiques :
ORDERS : la commande passée au fournisseur.
DESADV (Despatch Advice) : l'avis d'expédition, qui annonce le contenu de la livraison avant son arrivée.
IFTMIN : l'ordre de transport envoyé au transporteur.
IFTSTA : le compte rendu de statut du transport, qui alimente le suivi.
Les API REST et les webhooks prennent le relais pour les échanges en temps réel : position d'un véhicule, changement de statut, mise à disposition d'un POD signé.
Un intégrateur logiciel supply chain intervient quand le nombre de flux dépasse ce que les équipes internes peuvent maintenir, généralement au-delà de cinq systèmes connectés.
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Avant de comparer les éditeurs, listez ce dont vos équipes ont réellement besoin. Notre checklist des fonctionnalités essentielles d'un TMS est rédigée par des experts du transport et se remplit en une réunion : téléchargez-la gratuitement.
FAQ
Quelle différence entre un ERP et un logiciel SCM ?
L'ERP est une brique du système SCM, celle qui porte les données et les transactions. Le logiciel SCM désigne l'ensemble des briques, dont celles d'exécution que l'ERP ne couvre pas.
Qu'est-ce qu'un logiciel WMS ?
Un WMS pilote les opérations à l'intérieur de l'entrepôt : adressage des emplacements, préparation de commandes, contrôle et inventaire.
SAP est-il un logiciel supply chain ?
SAP édite un ERP et une suite SCM. Sur l'exécution transport, la plupart des entreprises complètent SAP par un TMS spécialisé plutôt que par le module standard.
Que signifie l'acronyme SCM ?
Supply Chain Management, la gestion de la chaîne d'approvisionnement.
Faut-il un TMS quand on a déjà un ERP ?
Oui dès que le transport devient un poste de coût piloté. L'ERP facture le transport, il ne construit pas les tournées, ne suit pas l'exécution et ne collecte pas les preuves de livraison. Le détail du périmètre couvert est sur la page TMS de Dashdoc.
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