Le 21 mai, une partie de l'équipe Dashdoc a pris la route pour l'assemblée générale de l'OTRE Occitanie, au Casino Barrière de Toulouse. Conférence chiffrée, quizz Kahoot et échanges avec les transporteurs et les partenaires du secteur : retour sur une soirée qui en dit long sur notre feuille de route.
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Jeudi 21 mai, fin d'après-midi, Casino Barrière de Toulouse. Pendant qu'une partie de la ville entamait sa soirée, une partie de l'équipe Dashdoc poussait les portes de l'assemblée générale de l'OTRE Occitanie.
Si vous vous demandez ce qu’un éditeur de logiciel vient faire à la grand-messe annuelle des transporteurs routiers, la réponse est simple : un bon TMS ne se construit pas depuis un bureau, mais au contact de celles et ceux qui prennent la route chaque jour.
Alors on y va. On écoute, on discute, on prend des notes. Et surtout, on repart avec une conviction renforcée sur ce qui donne du sens à notre métier.
Ce qui s'est passé à l'AG de l'OTRE Occitanie
L'AG d'une structure comme l'OTRE Occitanie, ce n'est pas qu'un point statutaire expédié entre deux cafés.
C'est l'un des rares moments de l'année où tout un écosystème se retrouve sur le même quai : dirigeants de TPE et de PME du transport, exploitants, partenaires de la profession, structures voisines venues des départements alentour.
Côté ambiance, Fiona, secrétaire générale de l'OTRE Occitanie, avait préparé un quizz Kahoot pour réveiller la salle entre deux interventions.
Une bonne façon de rappeler qu'on peut parler de sujets sérieux sans rouler au point mort.
On a aussi retrouvé nos partenaires d'AddSecure et de Platform Science, échangé sur ce qui bouge côté télématique embarquée et gestion de flotte, et fait connaissance avec les OTRE voisines : celle des Pays de l'Adour et le STR 47, dans le Lot-et-Garonne.
Ce sont ces conversations en marge des slides qui valent le déplacement.
On y entend ce qui ne remonte jamais dans un cahier des charges : la tournée qui déborde, les ressaisies en fin de journée, les coupures imposées par la réglementation sociale européenne, les bricolages qui tiennent la route faute de mieux.
Pour une équipe qui passe ses journées à concevoir des fonctionnalités, c'est de l'or.
Digitalisation du transport routier : un secteur à deux vitesses
La partie conférence a posé un décor chiffré qu'on avait envie de partager, parce qu'il résume bien le moment que traverse le secteur.
Premier constat : la digitalisation avance, mais à deux vitesses.
Un TMS performant améliore la ponctualité des livraisons de 20 à 30 %. Le retour sur investissement d'une solution de télématique embarquée se situe en moyenne entre 6 et 12 mois.
Et l'e-CMR, la lettre de voiture électronique, fait gagner une vingtaine de minutes de temps administratif par livraison.
Sur le papier, l'équation est limpide. Dans les faits, l'écart d'équipement entre les structures est saisissant : à peine 15 % des très petites entreprises sont équipées d'un TMS, contre 92 % des grandes. Pour l'IA d'optimisation des tournées, on tombe à 5 % chez les plus petites.
Or le taux de kilomètres à vide en France reste autour de 25 %. Un quart des trajets bouclés sans rien dans la remorque.
Mieux bâtir les plans de transport et soigner le taux de chargement pourrait ramener ce taux à 15-18 %, soit près de 2 milliards d'euros d'économies par an et autant de CO₂ évité.
Quand un affréteur joue ses marges au marché spot, le moindre point de remplissage compte.
Recrutement dans le transport : un secteur qui peine à embarquer la relève
Deuxième constat, et c'est sans doute le sujet qui a le plus accroché la salle : le transport recrute, mais peine à attirer.
La tension sur les recrutements du secteur reste l'une des plus fortes de l'économie française, juste derrière le BTP, avec entre 20 000 et 50 000 postes non pourvus malgré un chômage qui dépasse les 8 %.
La pyramide des âges raconte la même histoire. Les moins de 30 ans ne représentent que 9 % des conducteurs poids lourds, contre 22 % de la population active.
Côté cabine, le métier vieillit, et la relève n'est pas au rendez-vous, faute de candidats au permis CE comme d'une image qui donne envie de monter à bord.
Attractivité du métier de conducteur : pourquoi ces chiffres nous parlent
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Là où la conférence est devenue, pour nous, plus qu'un constat sectoriel, c'est sur la question de l'attractivité du métier de conducteur.
Une grille comparait, critère par critère, la perception du métier face à la moyenne des métiers manuels. Le verdict est nuancé.
Sur la sécurité de l'emploi (8/10) et l'autonomie au volant (7/10), le métier surclasse les autres. Mais il décroche nettement sur deux points : les conditions physiques, et surtout l'équilibre vie pro/perso, noté à peine 3/10.
Ce 3/10, on l'a regardé un long moment. Parce que c'est précisément là que se joue une partie de notre travail.
Quand on conçoit des outils qui dématérialisent les documents de transport, qui fluidifient les échanges entre l'exploitation et les conducteurs, qui réduisent les ressaisies et la paperasse de fin de tournée, on ne parle pas seulement de productivité.
On parle de soirées qui finissent un peu plus tôt, de week-ends moins grignotés par l'administratif, de conducteurs et d'exploitants qui passent moins de temps à courir après un bon de livraison.
La technologie ne réglera pas tout. Elle ne raccourcira pas les distances ni ne changera les fenêtres de livraison du donneur d'ordre.
Mais sur la charge mentale et organisationnelle, elle a un vrai levier.
Et dans un secteur qui se bat pour embarquer une nouvelle génération, rendre le métier plus vivable devient un enjeu d'attractivité de premier ordre.
La culture Dashdoc : garder le (bon) cap sur le terrain
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C'est aussi, très concrètement, ce qui fait l'identité de l'équipe du logiciel de transport routier IA Dashdoc.
On ne se vit pas comme une boîte de logiciel qui regarde le transport depuis le bas-côté, mais comme des gens qui ont besoin de comprendre, de l'intérieur, ce que vivent ceux pour qui on construit.
C'est pour ça qu'on se déplace un jeudi soir à Toulouse plutôt que de lire un compte rendu le lendemain.
C'est pour ça qu'on préfère écouter un exploitant raconter sa semaine que disserter sur des tendances marché.
Et c'est, pour beaucoup d'entre nous, ce qui donne du sens au travail : savoir que chaque fonctionnalité un peu mieux pensée allège, quelque part, la journée de quelqu'un.
On est repartis de l'AG avec une feuille de route bien remplie, quelques contacts de plus, et l'envie de continuer à faire ce qui nous semble la seule bonne manière de bâtir un outil utile : rester au contact de ceux qui prennent la route tous les jours.
Merci à l'OTRE Occitanie pour l'accueil, à Fiona pour l'animation, et à tous ceux avec qui on a pu échanger ce soir-là. À bon port, et à la prochaine.
Envie de voir ce que Dashdoc peut changer sur vos tournées ?
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