Un opérateur en gilet de sécurité orange scanne un colis à l’aide d’un lecteur de codes-barres dans un entrepôt, illustrant la traçabilité logistique des marchandises.

Comment mettre en place une traçabilité logistique fiable

TransporteurChargeur

par Laura Silva, le 1/4/2026

5 min de lecture

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3 quick wins pour améliorer votre traçabilité logistique dès la semaine prochaine

  • Standardiser cinq événements clés et imposer leur saisie : Définissez précisément le chargement confirmé, arrivée sur site, début de déchargement, livraison validée, incident déclaré. Imposez leur saisie avec une heure et un lieu.

  • Rattacher chaque preuve de livraison à sa tournée : Même si le processus reste manuel au départ (scan, email, photo), créez un dossier numérique par tournée et classez-y chaque preuve de livraison.

  • Prioriser les flux qui consomment le plus de temps : Identifiez les trois flux qui génèrent le plus d’appels, de recherches ou de tensions. Digitalisez ces flux en priorité.

Envie d’aller plus loin sur votre traçabilité logistique ? 

Définition de la traçabilité logistique

Trois opérateurs d’entrepôt, vêtus de gilets de sécurité et de sweats à capuche, contrôlent les stocks à l’aide d’un scanner dans un espace de stockage lumineux, illustrant la traçabilité logistique des marchandises.

La traçabilité logistique, sur le terrain, ne se résume pas à savoir où se trouve une cargaison.

Elle répond à une question plus exigeante : que s’est-il réellement passé sur la chaîne logistique, à quel moment, par qui et avec quel impact opérationnel.

Autrement dit, elle permet de reconstituer l’historique fiable d’un flux, depuis le quai de chargement jusqu’à la livraison finale, sans zone grise ni interprétation a posteriori.

Dans un contexte de flux tendus, de sous-traitance transport et de documents multiples, la traçabilité logistique devient un outil de pilotage.

Pas un simple écran de suivi. Un levier pour comprendre, arbitrer et décider.

Définition fonctionnelle de la traçabilité logistique

D’un point de vue opérationnel, la traçabilité logistique correspond à la capacité à reconstituer une chaîne d’événements logistiques horodatés, chacun étant relié à :

  • un flux physique réel (palette, colis, camion),

  • un acteur identifié (chauffeur, quai, prestataire),

  • un document de référence (CMR, eCMR, preuve de livraison).

Chaque événement (chargement confirmé, arrivée sur site, livraison validée) devient une donnée exploitable.

C’est cette continuité qui permet ensuite de fiabiliser la facturation, d’instruire un litige ou d’analyser un retard sans passer par dix appels.

Besoin d’une traçabilité logistique vraiment structurée dans un TMS ?

Différence entre traçabilité logistique et suivi logistique

La confusion est fréquente, mais les implications sont majeures.

Suivi logistiqueTraçabilité logistique

Donnée ponctuelle

Chaîne d’événements

Localisation d’un flux

Contexte opérationnel complet

Vision temps réel

Temps réel + reconstitution

Usage informatif

Usage opérationnel et financier

Peu exploitable

Exploitable par plusieurs équipes

Table traçabilité logistique et suivi logistique

Un suivi indique qu’un camion est arrivé. La traçabilité logistique explique pourquoi il est arrivé en retard, avec quelles preuves, et ce que cela implique pour la suite des opérations.

C’est là que la traçabilité cesse d’être un confort visuel. Elle devient une infrastructure de décision.

Et si vos clients accédaient eux-mêmes à une traçabilité fiable ?

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Un transporteur gérant 50 véhicules consacre en moyenne 6 à 10 heures par semaine à reconstituer manuellement les flux de livraison pour la facturation — temps qui pourrait être alloué au pilotage opérationnel

Les différents types de traçabilité logistique

La traçabilité logistique repose sur plusieurs logiques distinctes, chacune répondant à un besoin précis.

Aucune n’est suffisante seule.

Chacune présente des avantages clairs, mais aussi des limites opérationnelles qu’il faut connaître pour éviter les angles morts.

Un cariste en gilet haute visibilité manœuvre un chariot élévateur pour déplacer une palette de marchandises dans un entrepôt spacieux et lumineux, illustrant la traçabilité logistique des flux.

Tracking et traçabilité logistique (logique temps réel)

Le tracking correspond à la collecte d’informations en temps réel sur un flux en mouvement.

Position GPS d’un camion, ETA recalculé, arrivée sur site signalée.

Ces données servent avant tout à anticiper : prévenir un quai saturé, réorganiser un planning, informer un client.

Avantages

  • Vision immédiate des flux en circulation

  • Capacité à réagir avant l’incident

  • Réduction des appels et des points de friction opérationnels

Inconvénients

  • Données souvent volatiles, peu exploitables dans le temps

  • Faible valeur sans rattachement à un document ou un événement formalisé

  • Risque de “fausse maîtrise” si le temps réel remplace l’analyse a posteriori

Le tracking nourrit la traçabilité logistique, mais ne la constitue pas à lui seul.

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Pour rendre le tracking exploitable, certains TMS comme Dashdoc rattachent automatiquement chaque position GPS à l'événement de livraison et à la preuve associée. Le temps réel devient ainsi traçable, et non plus seulement consultable

Tracing et traçabilité logistique (logique historique)

Le tracing vise la reconstitution fiable des événements passés. Il intervient lorsque le flux n’est plus sous tension immédiate, mais que la preuve devient centrale : litige, facture, audit, demande client.

Avantages

  • Base solide pour la facturation et la gestion des litiges

  • Capacité à expliquer précisément ce qui s’est produit

  • Données stables, horodatées, auditables

Inconvénients

  • Peu utile pour anticiper si utilisé seul

  • Dépend fortement de la qualité de collecte en amont

  • Peut devenir lourd si les événements ne sont pas structurés

Sans tracing, la traçabilité logistique s’arrête au déclaratif.

Besoin de preuves de livraison réellement exploitables ?

Traçabilité logistique interne (processus maîtrisés)

La traçabilité logistique interne couvre les opérations sous contrôle direct : préparation, mouvements de stock, chargement.

Les événements sont générés par des systèmes internes, souvent fiables et normalisés.

Un opérateur d’entrepôt équipé d’EPI utilise un ordinateur portable devant des rayonnages de cartons, assurant la traçabilité logistique et le suivi des stocks.

Avantages

  • Données homogènes et cohérentes

  • Processus maîtrisés, règles claires

  • Forte fiabilité sur le périmètre interne

Inconvénients

  • Vision souvent limitée au site

  • Rupture fréquente dès que le flux sort de l’entrepôt

  • Peu de visibilité sur l’exécution transport

Une traçabilité interne solide est nécessaire, mais insuffisante.

Traçabilité logistique externe (partenaires, transport)

La traçabilité logistique externe concerne les zones de dépendance : transporteurs, affrétés, clients. Les événements sont transmis, parfois tardivement, via des canaux hétérogènes.

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Dans une structure gérant plusieurs sous-traitants, l'exploitation peut passer jusqu'à 15 appels par jour à demander des statuts de livraison, des heures d'arrivée ou des documents manquants, autant de temps non consacré à l'optimisation des flux

Avantages

  • Vision bout en bout des flux

  • Meilleure coordination entre acteurs

  • Capacité à relier exécution terrain et documents

Inconvénients

  • Données souvent fragmentées ou non standardisées

  • Dépendance à la qualité des remontées terrain

  • Risque élevé de ruptures de continuité documentaire

C’est pourtant sur cette traçabilité externe que se joue la valeur réelle de la traçabilité logistique.

Une traçabilité logistique efficace ne choisit pas entre ces approches.

Elle les articule, en tenant compte de leurs forces et de leurs limites. C’est cette articulation qui transforme la donnée en levier de maîtrise.

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​​Des outils comme Dashdoc structurent cette traçabilité externe en centralisant les événements transporteurs, les CMR numériques et les preuves de livraison — même lorsque plusieurs sous-traitants interviennent sur un même flux.

Les composants techniques d’une traçabilité logistique exploitable

Une traçabilité logistique exploitable ne repose ni sur un empilement d’outils ni sur une accumulation de données.

Elle tient à trois composants techniques qui structurent l’exécution et rendent l’information réutilisable par tous les métiers.

Sans eux, la donnée circule. Elle ne sert pas.

L’événement logistique comme unité centrale

Le cœur d’une traçabilité transport et traçabilité logistique solide, c’est l’événement. Pas la position. Pas le statut vague.

Un fait opérationnel, précis, daté, contextualisé.

Chaque événement décrit ce qui s’est passé, pas ce qui était prévu.

Il transforme un flux continu en séquence intelligible.

C’est cette granularité qui permet ensuite d’analyser un retard, de comprendre une dérive ou d’expliquer un écart de coût.

  • Avantage majeur : l’événement logistique crée un langage commun entre exploitation, finance et service client.

  • Limite fréquente : des événements mal définis, trop génériques, qui empêchent toute lecture fine de l’exécution.

Sans événement structuré, la traçabilité logistique reste déclarative.

L’horodatage, la source et la fiabilité de l’événement

Tous les événements ne se valent pas.

En traçabilité logistique, la qualité de l’événement dépend de deux critères techniques : son horodatage et sa source.

Un événement système est généré automatiquement par un outil. Il est rapide, standardisé, mais parfois déconnecté du terrain.

Un événement terrain est capté au moment de l’action, sur le quai ou par le chauffeur.

Un homme en gilet utilise une tablette à côté d’un camion, avec des documents et une signature numériques en arrière-plan, illustrant la traçabilité logistique et la preuve de livraison dématérialisée.

Et si chaque événement chauffeur devenait une preuve fiable accessible en un clic ?

Il reflète la réalité opérationnelle, mais dépend des usages. Un événement déclaré est saisi après coup. Il comble un manque, mais introduit un biais.

  • Avantage d’une traçabilité bien conçue : pouvoir qualifier la fiabilité d’un événement selon sa source.

  • Inconvénient courant : mélanger ces événements sans distinction, et perdre toute crédibilité lors d’un contrôle ou d’un litige.

Une traçabilité logistique exploitable ne cherche pas la perfection. Elle rend la fiabilité lisible.

Le chaînage événement → document → flux

Le troisième composant, souvent négligé, est le chaînage. Un événement isolé n’a qu’une valeur limitée.

Il devient stratégique lorsqu’il est relié à un document et à un flux précis.

Un chargement confirmé doit pointer vers un bon de transport. Une livraison validée doit être reliée à une preuve de livraison exploitable. Un incident doit être rattaché à la tournée concernée, pas à un dossier générique.

  • Avantage clé : ce chaînage crée une continuité entre exécution terrain et usages aval. Facturation, audit, litiges, pilotage.

  • Limite classique : des documents stockés à part, reçus trop tard, ou impossibles à rattacher à l’événement d’origine.

Quand événement, document et flux avancent ensemble, la traçabilité logistique cesse d’être une promesse. Elle devient un (vrai) système de preuve.

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C'est cette logique de chaînage que des TMS comme Dashdoc appliquent : chaque livraison est reliée à sa preuve, chaque preuve à sa tournée, chaque tournée à son transporteur. Sans intervention manuelle.

Les limites structurelles de la traçabilité logistique

Sur le terrain, les limites de la traçabilité logistique sont connues. Elles reviennent d’un site à l’autre, d’un transporteur à l’autre. Pas parce que les équipes travaillent mal. Parce que la traçabilité est souvent pensée par outil, et non par exécution.

Voici les trois échecs techniques les plus fréquents, présentés de façon lisible et opérationnelle.

Face à ces limites, certaines entreprises de transport structurent leur traçabilité logistique autour d'un TMS transport capable de centraliser exécution, événements et documents.

C'est le cas des utilisateurs de votre logiciel de transport Dashdoc, qui rattachent automatiquement chaque CMR, preuve de livraison et statut à la tournée concernée

Les principales limites de la traçabilité logistique

ProblèmeCe qui se passe concrètementConséquence terrain

Traçabilité logistique fragmentée par outil

ERP, WMS et TMS produisent chacun leurs données sans lien natif

Impossible de reconstituer un flux bout en bout

Événements non contextualisés

Statuts génériques sans lieu, acteur ou durée

Données inutilisables pour analyser un incident

Documents non rattachés aux événements

CMR et preuves reçues hors du système d’exécution

Facturation et litiges fragilisés

Les principales limites de la traçabilité logistique

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💡Une part significative des litiges transport trouve son origine dans l'impossibilité de rattacher une preuve de livraison à la tournée concernée transformant chaque contestation client en enquête manuelle de plusieurs heures.

Tableau — Limites structurelles de la traçabilité logistique en environnement opérationnel

Limite clé de la traçabilité logistiqueCe qui se passe réellementConséquences métier

Traçabilité logistique fragmentée par outil

ERP, WMS et TMS produisent chacun leurs données, sans chaînage automatique entre préparation, transport et facturation

Vision partielle des flux, retraitements manuels, arbitrages tardifs

Événements non contextualisés

Statuts génériques (“livré”, “incident”) sans quai, heure réelle, durée d’attente ni acteur identifié

Retards impossibles à expliquer, discussions stériles avec les transporteurs

Documents non rattachés aux événements

CMR et preuves de livraison reçus hors système, sans lien temporel ni opérationnel

Facturation fragile, litiges longs, perte de fiabilité inter-équipes

Tableau — Limites structurelles de la traçabilité logistique en environnement opérationnel

La traçabilité logistique du transport avec Dashdoc

Traçabilité logistique centrée sur l’exécution transport

Un homme en gilet utilise une tablette à côté d’un camion, avec des documents et une signature numériques en arrière-plan, illustrant la traçabilité logistique et la preuve de livraison dématérialisée.

Dans le transport, la traçabilité logistique se joue au moment où le camion roule et arrive à quai. Départ réel, arrivée site, attente, livraison validée. Pas des statuts théoriques, mais des faits terrain. Sans cette lecture fine de l’exécution, la traçabilité reste visible mais peu exploitable.

Structuration des événements transport et des documents

Une traçabilité logistique exploitable repose sur un enchaînement simple :

  • un événement transport précis,

  • un document associé,

  • un flux clairement identifié.

Quand l’événement, le bon de transport et la preuve de livraison avancent ensemble, plus besoin de reconstruire après coup.

Les équipes travaillent sur la même réalité : celle qui roule droit… et qui ne coûte plus de détours en trésorerie.

Et si votre traçabilité logistique servait vraiment à décider ?

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