9 h, 56 h, 90 h, 45 min de pause : le tableau complet des temps de conduite et de repos poids lourds, avec une semaine type calculée et les règles françaises de temps de service.
Si vous êtes ici, c'est sûrement que vous devez caler un planning, vérifier une journée de conduite ou préparer un contrôle.
Votre chauffeur peut-il rouler 10 heures demain ?
Combien d'heures lui reste-t-il cette semaine ?
Peut-il réduire son repos ce soir pour livrer à l'ouverture ?
Vous faites bien de vous poser la question avant le départ, car vous risquez une amende si un dépassement est relevé lors d'un contrôle.
Et l'amende n'est qu'une partie du coût. Un chauffeur qui ne peut plus reprendre le volant avant d'avoir pris son repos, c'est une livraison qui arrive en retard chez votre client.
Quel est le tableau des temps de conduite et de repos en 2026 ?
Le tableau des temps de conduite et de repos reprend les limites du règlement (CE) n° 561/2006, qui s'applique aux véhicules de transport de marchandises de plus de 3,5 tonnes. Depuis le 1er juillet 2026, il concerne aussi les utilitaires de plus de 2,5 tonnes et jusqu'à 3,5 tonnes qui font du transport international ou du cabotage pour compte d'autrui.
Règle | Limite | Exception ou précision |
|---|---|---|
Conduite journalière | 9 h | 10 h au maximum deux fois par semaine |
Conduite hebdomadaire | 56 h | De lundi 0 h à dimanche 24 h |
Conduite sur deux semaines consécutives | 90 h | Total glissant sur deux semaines civiles |
Conduite ininterrompue | 4 h 30 | Puis pause obligatoire |
Pause | 45 min | Ou 15 min puis 30 min |
Repos journalier normal | 11 h | Ou fractionné en 3 h puis 9 h |
Repos journalier réduit | 9 h | Trois fois au maximum entre deux repos hebdomadaires |
Repos hebdomadaire normal | 45 h | Interdit à bord du véhicule |
Repos hebdomadaire réduit | 24 h | Compensé en bloc avant la fin de la troisième semaine |
Début du repos hebdomadaire | Au plus tard 144 h après le précédent | Soit six périodes de 24 heures |
Ce tableau est souvent appelé tableau RSE, pour réglementation sociale européenne. Ce sont ces limites que les agents de contrôle vérifient sur les données du chronotachygraphe.
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Quelle est la durée maximale de conduite d'un chauffeur poids lourd ?
Un chauffeur poids lourd peut conduire 9 heures par jour, 56 heures par semaine et 90 heures sur deux semaines consécutives.
Temps de conduite journalier poids lourd
La durée de conduite journalière est de 9 heures. Elle peut monter à 10 heures, mais deux fois au maximum dans la même semaine.
Ces 9 ou 10 heures se comptent entre deux repos journaliers, ou entre un repos journalier et un repos hebdomadaire. Pour un chauffeur qui prend son service à 22 h, la journée de conduite se poursuit donc après minuit, jusqu'à son prochain repos.
Conduite hebdomadaire et sur deux semaines
La semaine de conduite court du lundi 0 h au dimanche 24 h, avec un plafond de 56 heures.
Sur deux semaines consécutives, le total ne peut pas dépasser 90 heures. Un chauffeur qui a conduit 56 heures cette semaine ne dispose donc plus que de 34 heures la semaine suivante.
Calcul du temps de conduite poids lourd
Pour savoir ce qu'il reste à un chauffeur, trois compteurs tournent en même temps :
le compteur du jour (9 h ou 10 h)
le compteur de la semaine (56 h)
le compteur des deux dernières semaines (90 h)
La limite qui s'applique est toujours la plus basse des trois. Le compteur des deux semaines est le plus facile à oublier, parce qu'il dépend des heures conduites la semaine précédente.
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Pauses et coupures : quand le chauffeur doit-il s'arrêter ?
Après 4 h 30 de conduite, le chauffeur doit prendre une pause d'au moins 45 minutes.
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Coupure chauffeur routier
La coupure peut être prise en une fois (45 minutes) ou en deux temps : une première pause d'au moins 15 minutes, puis une seconde d'au moins 30 minutes. L'ordre compte. Une pause de 30 minutes suivie d'une pause de 15 minutes ne remet pas le compteur à zéro.
Pendant la pause, le chauffeur ne conduit pas et n'effectue aucun autre travail. Charger le camion pendant sa coupure revient à ne pas l'avoir prise.
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Pour repérer les bons endroits où s'arrêter sur les grands axes, voir nos 10 endroits pour faire sa pause.
Pause et temps de travail
Le Code des transports ajoute une règle de temps de travail, distincte de la conduite. Avant 6 heures de travail continu, le chauffeur doit prendre au moins 30 minutes de pause, et au moins 45 minutes quand sa journée de travail dépasse 9 heures (article L3312-2 du Code des transports).
Repos journalier et repos hebdomadaire : quelles durées minimales ?
Le repos journalier est de 11 heures et le repos hebdomadaire de 45 heures, avec des possibilités de réduction encadrées.
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Repos journalier routier
Le repos journalier doit être pris dans les 24 heures qui suivent la fin du repos précédent. Trois formules sont possibles :
Repos normal : 11 heures consécutives.
Repos fractionné : une première période d'au moins 3 heures, puis une seconde d'au moins 9 heures, soit 12 heures au total.
Repos réduit : au moins 9 heures, trois fois au maximum entre deux repos hebdomadaires.
En double équipage, chaque conducteur doit avoir pris un nouveau repos journalier d'au moins 9 heures dans les 30 heures qui suivent la fin de son repos précédent.
Lorsque le camion voyage sur un ferry ou un train, le repos journalier normal ou le repos hebdomadaire réduit peut être interrompu deux fois au maximum, pour une heure au total, à condition que le conducteur ait accès à une couchette.
Repos hebdomadaire réduit en transport routier
Le repos hebdomadaire normal dure au moins 45 heures. Il doit commencer au plus tard 144 heures après la fin du repos hebdomadaire précédent.
Il peut être réduit à 24 heures, une fois sur deux semaines. Les heures manquantes sont rendues en un seul bloc avant la fin de la troisième semaine qui suit, accolées à un autre repos d'au moins 9 heures.
En transport international de marchandises, deux repos hebdomadaires réduits consécutifs sont possibles à l'étranger, à condition de prendre au moins quatre repos hebdomadaires sur quatre semaines, dont au moins deux normaux. Dans ce cas, les heures manquantes des deux repos réduits sont rendues avant le repos hebdomadaire suivant.
Repos en cabine et retour au domicile
Le repos hebdomadaire normal, comme tout repos de plus de 45 heures pris en compensation, ne peut pas être pris à bord du véhicule (article 8.8 du règlement 561/2006). Il se prend dans un hébergement adapté, dont l'employeur prend en charge tous les frais. En France, le non-respect de cette interdiction est un délit puni d'un an d'emprisonnement et de 30 000 € d'amende (article L3315-4-1 du Code des transports).
L'employeur organise aussi le travail pour que chaque chauffeur puisse rentrer, au cours de chaque période de quatre semaines consécutives, au centre d'exploitation de l'entreprise ou à son domicile, pour y prendre au moins un repos hebdomadaire normal ou un repos de plus de 45 heures pris en compensation. Après deux repos hebdomadaires réduits consécutifs, ce retour doit avoir lieu avant le repos de plus de 45 heures pris en compensation. Pour les règles propres aux trajets à l'étranger, voir notre article sur le cabotage routier.
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Temps de service, amplitude et temps de travail : quelles sont les règles françaises ?
En France, le temps de service d'un grand routier est limité à 56 heures sur une semaine isolée, conduite comprise.
Le tableau européen ne montre pas ces règles, alors qu'elles bloquent souvent un planning avant les limites de conduite.
Temps de service chauffeur routier
Le temps de service correspond à tout le temps passé au service de l'employeur : la conduite, mais aussi le chargement, le déchargement ou l'attente sur site. Ses plafonds sont fixés par l'article R3312-50 du Code des transports.
Catégorie de conducteur | Semaine isolée | Moyenne sur 3 ou 4 mois |
|---|---|---|
Grands routiers (longue distance) | 56 h | 53 h, soit 689 h par trimestre ou 918 h par quadrimestre |
Autres conducteurs de marchandises | 52 h | 50 h, soit 650 h par trimestre ou 866 h par quadrimestre |
Messagerie et convoyeurs de fonds | 48 h | 44 h, soit 572 h par trimestre ou 762 h par quadrimestre |
Le temps de service quotidien ne peut pas dépasser 12 heures.
Prenons un grand routier qui conduit les 56 heures autorisées par le règlement européen dans la semaine. S'il passe aussi une heure à quai chaque jour, son temps de service grimpe à 62 heures et dépasse la limite française. Dès que le chauffeur passe du temps à quai ou en attente, c'est donc le temps de service qui limite la semaine, avant la conduite.
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Amplitude chauffeur routier
L'amplitude désigne le temps écoulé entre la prise de service et la fin de service d'une même journée, pauses comprises.
Comme le repos journalier doit être pris dans une période de 24 heures, l'amplitude se déduit du repos choisi :
avec un repos normal de 11 heures, la journée ne peut pas dépasser 13 heures d'amplitude
avec un repos réduit de 9 heures, elle peut aller jusqu'à 15 heures, trois fois au maximum entre deux repos hebdomadaires
Temps de travail maximum par semaine en transport routier
Un conducteur salarié ne peut pas dépasser 60 heures de travail sur une semaine, ni 48 heures en moyenne sur quatre mois (directive 2002/15/CE). En France, les plafonds de temps de service du tableau ci-dessus s'appliquent en plus.
Le travail de nuit obéit à une limite à part. Un conducteur qui travaille de nuit, ou dont le travail se déroule en partie entre 0 h et 5 h, ne peut pas dépasser 10 heures de travail sur 24 heures (article L3312-1 du Code des transports).
Pour retrouver toutes les nouveautés de l'année, voir notre article sur la réglementation du transport routier en 2026.
Exemple : une semaine de conduite calculée jour par jour
Avec deux journées à 10 heures, un chauffeur atteint les 56 heures de conduite le samedi soir.
Voici une semaine de conduite à la limite du règlement européen, avant prise en compte du temps de service français.
Jour | Conduite du jour | Pauses | Repos après la journée | Conduite cumulée |
|---|---|---|---|---|
Lundi | 9 h | 45 min | 11 h | 9 h |
Mardi | 10 h (1re extension) | 2 × 45 min | 11 h | 19 h |
Mercredi | 9 h | 45 min | 9 h (1er repos réduit) | 28 h |
Jeudi | 10 h (2e extension) | 2 × 45 min | 11 h | 38 h |
Vendredi | 9 h | 45 min | 11 h | 47 h |
Samedi | 9 h | 45 min | Repos hebdomadaire de 45 h | 56 h |
Dans ce planning :
Le mardi et le jeudi, la deuxième pause de 45 minutes est obligatoire, parce que le chauffeur repasse au-delà de 4 h 30 de conduite depuis sa première coupure.
Le compteur hebdomadaire est plein le samedi soir. Le dimanche, le chauffeur ne peut plus conduire.
La semaine suivante, le chauffeur ne dispose plus que de 34 heures de conduite pour respecter les 90 heures sur deux semaines.
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Ce calcul se fait souvent de tête le lundi matin, et l'erreur n'apparaît qu'au contrôle. Un plan de transport construit sur deux semaines montre dès le lundi les heures qui restent à chaque chauffeur.
Comment lire le tableau RSE et le chronotachygraphe ?
Le chronotachygraphe enregistre chaque minute de conduite, de pause, de repos et d'autre travail, et c'est sur ces données que porte le contrôle.
Ce que le chronotachygraphe enregistre
Le chronotachygraphe enregistre les temps de conduite, les pauses, les repos et les autres travaux (chargement, déchargement), ainsi que la vitesse et la distance parcourue. La carte conducteur conserve les activités de son titulaire, quel que soit le véhicule conduit. Le chronotachygraphe intelligent enregistre aussi la position du véhicule par satellite, et sa deuxième version enregistre le passage des frontières. Les différences entre les modèles sont détaillées dans notre article sur le chronotachygraphe classique et intelligent.
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Téléchargement et conservation des données
Le règlement (UE) n° 581/2010 fixe les délais maximaux de téléchargement :
28 jours pour les données de la carte conducteur
90 jours pour les données de l'unité embarquée dans le véhicule
L'employeur conserve ensuite ces données au moins un an et doit pouvoir les présenter aux agents de contrôle. Depuis le 31 décembre 2024, lors d'un contrôle sur route, le conducteur doit pouvoir présenter les enregistrements du jour en cours et des 56 jours précédents.
Les utilitaires concernés depuis juillet 2026
Depuis le 1er juillet 2026, les véhicules de plus de 2,5 tonnes et jusqu'à 3,5 tonnes qui font du transport international pour compte d'autrui ou du cabotage doivent être équipés d'un chronotachygraphe intelligent de deuxième génération. Leurs conducteurs passent aux mêmes temps de conduite et de repos que les poids lourds. Tous les détails sont dans notre article sur le chronotachygraphe VUL en 2026.
Pour replacer ces règles dans l'ensemble du cadre européen, voir notre article sur la réglementation sociale européenne.
Quelles dérogations et exemptions existent ?
Le conducteur peut dépasser exceptionnellement les durées pour rejoindre un lieu d'arrêt sûr, à condition d'en noter le motif.
La dérogation pour circonstances exceptionnelles
Quand un événement imprévu (accident, route fermée, conditions météo) empêche le conducteur d'atteindre un lieu d'arrêt approprié, l'article 12 du règlement 561/2006 l'autorise à dépasser les durées le temps nécessaire pour assurer la sécurité des personnes, du véhicule ou de la marchandise.
Le conducteur doit indiquer le motif du dépassement à la main, sur le ticket imprimé du chronotachygraphe ou sur la feuille d'enregistrement, au plus tard à l'arrivée au lieu d'arrêt.
Depuis 2020, le même article 12 permet aussi, à titre exceptionnel, de dépasser la conduite d'une heure au maximum pour rentrer au centre d'exploitation ou au domicile afin d'y prendre un repos hebdomadaire. Le dépassement peut aller jusqu'à deux heures si le conducteur prend d'abord une pause de 30 minutes et rentre pour un repos hebdomadaire normal. Le motif est noté de la même façon, et le temps dépassé est compensé avant la fin de la troisième semaine qui suit.
Les exemptions
Certains véhicules sortent complètement du champ des temps de conduite européens. C'est le cas, par exemple, de l'exemption artisan (article 3 du règlement 561/2006), qui réunit cinq conditions :
un véhicule de 7,5 tonnes au maximum
des trajets dans un rayon de 100 km autour de l'entreprise
le transport du matériel, de l'équipement ou des machines dont le conducteur a besoin pour son travail, ou la livraison de marchandises produites de façon artisanale
une conduite qui n'est pas l'activité principale du conducteur
un transport qui n'est pas effectué pour compte d'autrui
En cas de contrôle, mieux vaut pouvoir montrer que le véhicule remplit bien ces cinq conditions.
Quelles sanctions en cas de dépassement ?
Un dépassement de moins de 2 heures sur la conduite journalière est une contravention de 4e classe, au-delà c'est une contravention de 5e classe.
Infraction | Contravention de 4e classe (135 € forfaitaire, 750 € au maximum) | Contravention de 5e classe (1 500 € au maximum, 3 000 € en récidive) |
|---|---|---|
Conduite journalière dépassée | De moins de 2 h | De 2 h ou plus |
Conduite hebdomadaire dépassée | De moins de 14 h | De 14 h ou plus |
Conduite sur deux semaines dépassée | De moins de 22 h 30 | De 22 h 30 ou plus |
Conduite ininterrompue dépassée | De moins de 1 h 30 | De 1 h 30 ou plus |
Repos journalier normal insuffisant | Manque de moins de 2 h 30 | Manque de 2 h 30 ou plus |
Repos journalier réduit ou fractionné insuffisant | Manque de moins de 2 h | Manque de 2 h ou plus |
Repos hebdomadaire normal insuffisant | Manque de moins de 9 h | Manque de 9 h ou plus |
Repos hebdomadaire réduit insuffisant | Manque de moins de 4 h | Manque de 4 h ou plus |
Repos hebdomadaire pris au-delà des 144 h | Retard de moins de 12 h | Retard de 12 h ou plus |
Ces montants concernent une personne physique. Pour une entreprise, le maximum de l'amende est multiplié par cinq (article 131-41 du Code pénal).
Rouler sans carte conducteur est un délit, plus lourd qu'une contravention.
Qui est responsable : le conducteur ou l'employeur ?
L'article 10 du règlement 561/2006 rend l'entreprise de transport responsable des infractions commises par ses conducteurs, et le conducteur peut aussi être sanctionné. Le même article impose aux expéditeurs, chargeurs, commissionnaires et autres donneurs d'ordre de veiller à ce que les horaires de travail convenus par contrat respectent les temps de conduite et de repos.
Au moment de planifier, l'exploitant doit donc vérifier que chaque mission tient dans les heures qui restent au chauffeur, cette semaine et la suivante.
Comment planifier les temps de conduite avec un TMS ?
Un TMS permet de construire la semaine de chaque chauffeur en voyant ses missions, ses indisponibilités et l'avancement de sa tournée au même endroit.
Sur un tableur, l'exploitant doit croiser lui-même trois sources : le planning des missions, les données du chronotachygraphe et les remontées du terrain. Chaque ressaisie ajoute un risque d'écart, et l'écart se découvre souvent au contrôle.
Dans Dashdoc, le planning centralise les missions par chauffeur ou par véhicule, affiche les congés et l'entretien, et met à jour le statut de chaque transport depuis l'application conducteur. La connexion à votre télématique se fait en un clic. Vous voyez sur le même écran quelle mission est en retard et quel chauffeur peut encore la reprendre.
Pour aller plus loin sur l'organisation des équipes, voir aussi notre article sur l'emploi de conducteur routier.
FAQ sur les temps de conduite et de repos
Combien d'heures un chauffeur poids lourd peut-il conduire par jour ?
9 heures, et jusqu'à 10 heures deux fois par semaine au maximum.
Combien d'heures de conduite par semaine pour un poids lourd ?
56 heures au maximum par semaine, et 90 heures sur deux semaines consécutives.
Quelle pause après 4 h 30 de conduite ?
Au moins 45 minutes, en une fois ou en deux temps : 15 minutes puis 30 minutes.
Combien de temps de repos minimum après une journée de conduite ?
11 heures consécutives. Le repos peut être réduit à 9 heures, trois fois au maximum entre deux repos hebdomadaires, ou fractionné en 3 heures puis 9 heures.
Comment fonctionne le repos hebdomadaire réduit ?
Il dure au moins 24 heures, une fois sur deux semaines. Les heures manquantes par rapport aux 45 heures sont rendues en un seul bloc avant la fin de la troisième semaine qui suit.
Quelle différence entre temps de conduite et temps de service ?
Le temps de conduite ne compte que les heures au volant. Le temps de service ajoute les autres temps passés au service de l'employeur, comme le chargement, le déchargement ou l'attente sur site. En France, il est limité à 56 heures sur une semaine isolée pour un grand routier.
Le chauffeur peut-il dormir dans son camion ?
Oui pour le repos journalier et le repos hebdomadaire réduit, si le véhicule dispose d'un couchage adapté et est à l'arrêt. Le repos hebdomadaire normal de 45 heures doit être pris hors du véhicule, dans un hébergement adapté dont l'employeur prend en charge les frais.
Que risque-t-on en cas de dépassement du temps de conduite ?
Une contravention de 4e classe (135 € forfaitaire) pour un dépassement journalier de moins de 2 heures, et une contravention de 5e classe (jusqu'à 1 500 €, 3 000 € en récidive) au-delà. L'entreprise de transport est responsable des infractions de ses conducteurs, et pour une société, le maximum de l'amende est multiplié par cinq.
Construisez des plannings qui tiennent la route et qui respectent les temps de conduite de chaque chauffeur.
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